Les limites du management de l’innovation actuel

Aujourd’hui tout le monde s’y met, l’innovation est devenue la préoccupation n°1 des entreprises. Depuis une dizaine d’années, de nombreux acteurs dans le domaine ont contribué à changer la vision de l’innovation et à vraiment la mettre au cœur du système, à la graver au plus profond de l’ADN des boîtes. Grâce à ça, la majorité des entreprises françaises ne prennent plus l’innovation comme une option mais vraiment comme une question de survie.

Il se passe pleins de choses, c’est très bien, mais par contre on peut se poser la question si cela fonctionne ou alors justement s’il se passe plein de choses car on n’a pas encore trouvé ce qui fonctionne et on arrive à un essoufflement de toutes les démarches ?

On a essayé de comprendre quels étaient les paramètres qui influençaient sur la réussite ou sur l’échec de ces démarches. On a essayé de comprendre pourquoi en termes de performances durables dans l’entreprise on ne s’y retrouve pas forcément.

On a identifié 3 grandes familles de paramètres :

1. La temporalité

La plupart des solutions de management de l’innovation sont basées sur des temps courts et de l’événementiel. On sollicite à un instant T toutes les forces vives, on dynamise, on motive, on accélère, mais généralement quelques jours après tout à tendance à s’arrêter. Ces démarches sont très éphémères et discontinues. Ce qui explique en partie l’essoufflement, on n’arrive pas à créer une dynamique, un mouvement.

Pire encore on peut créer de la frustration. Le caractère ponctuel et extasiant crée chez les participants un pic de dopamine. L’instant est super, on échange, on propose, on partage, on sort du quotidien. Mais en fait la descente et le retour à son travail quotidien est difficile et laisse place à de sérieuses remises en question.

2. La vision unique du résultat

Si vous mettez en place des boîtes à idées ou des challenges en entreprise vous allez faire émerger des choses. Le réflexe en entreprise est lorsqu’une idée semble bonne, on essaie de la capter, on met directement des ressources et/ou des moyens alors qu’il y a des étapes intermédiaires entre l’idée et un nouveau business. Et surtout on a tendance à l’isoler, à l’incuber, ce qui le sort des réalités et communications internes de l’entreprise

Tout est dit : l’incuber c’est l’isoler du reste de l’entreprise. Or on le sait pour qu’un système vivant évolue il faut que cette chose qui mute, qui est différente, soit en interaction avec le reste de l’organisme vivant. Cette idée doit se frotter aux problématiques et contraintes de l’entreprise, aux autres métiers pour évoluer et s’améliorer efficacement. Demander l’avis autour de soi est aussi un très bon moyen d’intégrer tous les paramètres indispensables à sa conception et de commencer déjà à faciliter la transition et l’intégration du projet au sein de l’entreprise et de son exploitation.

3. L’ennui créatif

A force de retrouver les mêmes hackathons, les mêmes séances d’idéation, les mêmes challenges, on s’adresse systématiquement aux mêmes personnes, motivées par ce genre d’événements, et on n’adresse pas l’ensemble des collaborateurs. D’autres personnes, plus timides, peuvent ne pas se sentir à l’aise, mais pour autant ils ont tout autant de talent à amener dans les démarches d’innovation de l’entreprise.

Et puis même ceux qui se sentent concernés peuvent tout simplement en avoir marre de faire toujours les mêmes choses, c’est ce que l’on appelle l’ennui créatif.

Toujours comme pour le sport, si vous courrez 30 min par jour au bout de 2 semaines, c’est facile, on s’ennuie et il n’y a plus d’évolution, il faut alterner, fractionner, faire évoluer pour gagner en performances.

C’est que l’on défend à La Fabrique À Innovations avec notre solution Campus. En réponse à ces limites nous défendons la mise en place d’un management inclusif de l’innovation. C’est-à-dire inclure toutes les formes d’innovation et toutes les personnes au sein de l’entreprise. Cela permet d’améliorer les performances de l’entreprise bien sûr mais aussi la satisfaction au travail.